
Jean-François Sammarcelli, directeur général délégué de la Société Générale, est venu jeudi décrypter les résultats de sa banque sur BFM Business. L'établissement français publie un bénéfice net 2011 en baisse de 39 % à 2,3 milliards d'euros, et prend désormais en compte une décote de 75 % sur ses titres de dette grecque.
A propos de la liquidité, le directeur général délégué de la Société générale, affirme avoir atteint les objectifs de fonds propres fixés par le régulateur, le fameux ratio de 9 %.
"Nous avons réussi [à augmenter notre ratio de fonds propres, ndlr] tout en continuant à augmenter nos crédits à l’économie. En France, en particulier, nous les avons augmentés de 4,4 %. Il est important d’être à ce ratio parce que cela va permettre de sécuriser le marché et réduire notre prime de risque.
Reste que ça ne change pas le fond de notre stratégie de réduction de la taille du bilan. Elle a donné de très bons résultats sur les derniers mois de l’exercice 2011, c’est ce qui nous a permis d’être au rendez-vous des exigences de l’Agence bancaire européenne avec six mois d’avance. Cette stratégie se poursuit. Nous la poursuivrons à notre rythme, et nous avons déjà plus de latitude désormais."
Concernant la banque de financement et d'investissement Jean-François Sammarcelli explique que - même si ses performances sont en baisse-, la BFI continue de tirer les résultats du groupe.
"Il est extrêmement important de répondre aux besoins de financement des grandes entreprises. D’ailleurs, c’est ce que nous demandent les politiques et l’opinion publique. Or la banque d’investissement est au cœur des besoins de financement et de développement des grandes entreprises. Donc nous continuons à mener ces activités et à les développer.
Evidemment, nous en interrompons un certain nombre. Sur des financements en particulier, comme les financements longs en dollar, nous avons réduit la voilure. Mais nous continuons à financer l’économie, aussi bien via des crédits bancaires que des crédits des intermédiaires, en invitant nos clients à aller sur les marchés. C’est à ce titre que nous avons été numéro trois en Europe l’an dernier sur les émissions obligataires "corporate", et que nous sommes numéro un depuis le début 2012".