Le gouvernement souhaite une réforme législative pour permettre aux entreprises de renégocier le temps de travail ou les salaires en fonction de la situation économique. C'est ce qu'a affirmé mardi François Fillon devant les députés UMP. Il s'agit de faciliter la conclusion d'accords de compétitivité au niveau des entreprises, comme le demandent les organisations patronales. Ce projet a été initié par l'UIMM, comme la TVA sociale d'ailleurs : en ce moment, la Fédération de la métallurgie inspire beaucoup le Medef et le gouvernement.
On a beaucoup dit que la réélection facile de Laurence Parisot en 2010 tenait à un compromis avec l'UIMM pour faire de l'amélioration de la compétitivité le thème prioritaire.
De fait, le Medef ne cesse de marteler ce message. Et l'organisation patronale a réussi à mettre au point un document commun sur la compétitivité avec trois syndicats, dans lequel le problème du coût du travail est explicitement évoqué. Depuis, il a présenté son projet de TVA sociale, très inspiré par l'UIMM et partiellement repris par le gouvernement.
Vers des prêts de main d'œuvre entre entreprises ?
La métallurgie, premier contributeur au budget du Medef, pousse aussi les accords de compétitivité : garantie de l'emploi contre baisse des salaires ou modulation du temps de travail. Une idée qui séduit le gouvernement.
L'UIMM préconise aussi, avec moins de succès pour l'instant, une refonte du dialogue social ou des prêts de main d'œuvre entre entreprises, aujourd'hui limités. Mais ses groupes de travail planchent encore et elle prévoit de détailler ses propositions en février.