
Selon le secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, la balance commerciale française pâtit de la présence trop faible des entreprises françaises sur les marchés émergents. Pourtant les dispositifs d'aide à l'export sont légion.
Déficit record pour le commerce extérieur français en 2011. Il atteint près de 70 milliards d'euros selon les chiffres des douanes publiés mardi. Pour Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, un des facteurs de cette dégradation est que les entreprises françaises sont trop peu présentes dans les pays émergents. Ce n’est pourtant pas faute de les inciter à y aller.
Les outils d'accompagnement à l'international, la France en a presque fait une spécialité. Ubifrance notamment se propose d'aider les PME sur les marchés en forte croissance. Le réseau leur fournit une aide administrative et une aide juridique. Dans chaque pays, une antenne est sur place pour accompagner les entreprises.
5 000 aides à l’export disponibles selon Oséo
Les missions économiques des ambassades à l'étranger sont un autre relais. Tout comme les chambres de commerce et d'industrie à l'étranger, ou Medef International. Bref, il y a le choix. Trop parfois. Oséo a répertorié 5 000 aides disponibles. Des guichets uniques et des maisons de l'export se mettent en place progressivement par région.
Le souci, selon un professionnel du secteur, c'est que ces aides sont tournées principalement vers des primo exportateurs. Or, selon lui, il faudrait surtout soutenir les PME déjà exportatrices. Soit moins de saupoudrage mais des aides financières plus conséquentes et mieux ciblées.