
L'article de loi sur la taxation des transactions financières prévoit de ponctionner de 0,01 % le trading haute-fréquence. Cette technique est dans le collimateur des politiques.
L’article de loi sur la taxation des transactions financières, qui sera présenté mercredi en conseil des ministres et déjà consultable en avant-première sur notre site, prévoit de ponctionner de 0,01 % le trading haute-fréquence. Ce terme désigne une sorte de super trader informatique, qui agit tout seul, et surtout très vite.
A l'origine, il y a une dizaine d'années, des mathématiciens ont mis au point des programmes algorithmiques. Ceux-ci permettent d'analyser des tendances haussières et baissières du marché, et de prendre des positions en achetant et en vendant. Ces ordinateurs sont autonomes, mais surtout, ils opèrent à une vitesse fulgurante.
Un impact difficile à évaluer
Les données sont encore très floues. Tout ce qu'on sait, c'est que le trading haute fréquence est un facteur important des marchés, mais dont la quantification est aujourd'hui impossible.
Les risques en cas de dérapages peuvent être inquiétants. Le 6 mai 2010 aux Etats-Unis, le Dow Jones a perdu plusieurs centaines de points en quelques minutes. Il les a rattrapé en 1/4 d'heure. Ce "flash crash" tel qu'on l'a nommé, est dû à l'emballement du trading haute-fréquence.
Si les volumes des opérations sont importants, la taxation en France à hauteur de 0,01 % du trading haute fréquence pourrait rapporter des recettes non négligeables à l'Etat.