
La baisse de l’euro est l’une des rares éclaircies dans le ciel européen
En quelques heures, l’euro a chuté pour venir ce matin fleurter avec le seuil du 1,30 dollar pour un euro. On connaît les raisons de ce mouvement vif : deux baisses des taux d’intérêt consécutives de la banque centrale européenne, qui affaiblit la prime de rémunération de l’euro face au dollar. Parallèlement, les petites lueurs de reprise aux Etats-Unis, probablement non durables, incitent les capitaux à revenir sur le dollar.
Si elle se poursuivait sans violence, cette chute de l’euro pourrait atténuer sensiblement les effets dévastateurs des plans de rigueur simultanés qui sont à l’œuvre sur le continent. Tous les exemples le montrent, le Canada, la Suède, les pays d’Asie dans les années 1990, une violente correction budgétaire ne peut se faire qu’avec l’aide précieuse de la dévaluation de la monnaie.
La baisse de l’euro ranimerait la croissance en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie du Nord, régions exportatrices, avec des effets bienheureux sur les économies voisines, la France en particulier. Ce serait beaucoup, beaucoup plus efficace que la litanie des sommets « historiques » et improductifs.