
Le dernier accord de Bruxelles, vendredi 9 décembre, pourrait plonger la zone euro dans une grave récession en 2012
Passons sur l’échafaudage branlant du FESF, MES et autres constructions destinées à venir en aide aux pays européens, auxquelles personnes ne comprend goutte. Passons encore sur la course d’obstacles juridique qui sera nécessaire pour valider sans ratifier un accord comme celui-ci, dans quelque 25 pays, pour contenter les juristes sans consulter les peuples.
Et arrêtons-nous sur une question simple : comment une Europe dont tous les pays augmentent les impôts et coupent leurs dépenses en même temps ne connaîtrait pas une sérieuse récession ? La Grèce, le Portugal et l’Irlande préfigurent ce qui peut se passer en Europe continentale : austérité violente, récession sévère et… dette qui continue à progresser, puisque les recettes fiscales s’effondrent, malgré l’austérité.
Il y a encore deux ans, tous les responsables politiques de moquaient de leurs prédécesseurs des années 1930, expliquant qu’ils avaient pratiqué la mauvaise politique, pro-cyclique. Alors que nous, les modernes, avions pris la mesure des problèmes.
Nous voici aujourd’hui ramenés à l’erreur des années 1930, juste avant les « effets de second tour » de la crise, marqués par une nouvelle récession et des faillites bancaires.